Définition
Un terme d’anthropologie employé pour décrire des mondes où humains, animaux, plantes, lieux ou phénomènes peuvent être reconnus comme personnes ou partenaires de relation.
Le mot peut être utile comme comparaison, mais aucune communauté ne doit être résumée par lui. Les conceptions d’un territoire, d’un animal ou d’un ancêtre diffèrent profondément.
À retenir
- Nommer les peuples et traditions précises
- Éviter le vocabulaire de « primitif »
- Distinguer relation spirituelle et écologie scientifique
- Respecter souveraineté et territoire
Origine du mot et contexte
Edward Tylor a popularisé « animisme » au XIXe siècle pour une théorie de la croyance aux esprits. L’anthropologie contemporaine critique cette échelle évolutionniste et s’intéresse davantage aux relations et ontologies propres aux peuples.
Pourquoi est-elle importante ?
L’anthropologie étudie ces systèmes de relation sans confirmer l’existence d’esprits. L’écologie scientifique peut rejoindre certains constats d’interdépendance, mais elle n’est pas une validation de l’animisme.
- Nommer les peuples et traditions précises
- Éviter le vocabulaire de « primitif »
- Distinguer relation spirituelle et écologie scientifique
- Respecter souveraineté et territoire
Comment l’explorer ou la pratiquer ?
- Lire un auteur issu de la communauté concernée
- Apprendre le statut du territoire visité
- Ne pas collecter d’objets sacrés
- Soutenir les droits et langues autochtones
Idées reçues et points de vigilance
- Animisme n’est pas une religion mondiale unifiée.
- Toutes les cultures autochtones ne sont pas interchangeables.
- Se déclarer « chaman » ne donne pas accès à leurs rites.
Regards de différentes traditions
- Anthropologie classique : théorie aujourd’hui fortement discutée.
- Nouvel animisme : relations entre personnes humaines et autres qu’humaines.
- Shinto : kami et sanctuaires, sans équivalence complète avec les cosmologies autochtones.
Pour aller plus loin
- Animism: Respecting the Living World — Graham Harvey
- Par-delà nature et culture — Philippe Descola