Définition
Dans le bouddhisme, l’extinction de l’avidité, de la haine et de l’ignorance qui met fin à la souffrance conditionnée et au cycle des renaissances.
Les écoles bouddhiques discutent sa description, son rapport au monde et la différence entre nirvāṇa atteint de son vivant et parinirvāṇa à la mort d’un éveillé. Il n’est pas simplement un paradis.
À retenir
- Éviter la traduction par paradis
- Le relier aux trois poisons
- Distinguer état méditatif et libération
- Respecter la diversité des écoles
Origine du mot et contexte
Nirvāṇa signifie littéralement « extinction » ou « soufflement », comme une flamme qui s’éteint faute de combustible. Le pāli emploie nibbāna.
Pourquoi est-elle importante ?
Le nirvāṇa est le but sotériologique du bouddhisme, non un état neurologique validé. Des états méditatifs peuvent être mesurés sans être identiques à la libération doctrinale.
- Éviter la traduction par paradis
- Le relier aux trois poisons
- Distinguer état méditatif et libération
- Respecter la diversité des écoles
Comment l’explorer ou la pratiquer ?
- Étudier les Quatre Nobles Vérités
- Observer l’apparition et l’apaisement d’une avidité
- Cultiver éthique, méditation et compréhension ensemble
- Ne pas revendiquer un éveil comme autorité sur autrui
Idées reçues et points de vigilance
- Une expérience paisible n’est pas une preuve de nirvāṇa.
- La quête de libération ne doit pas devenir fuite du monde.
- Les maîtres autoproclamés doivent être évalués avec prudence.
Regards de différentes traditions
- Theravāda : nibbāna comme non-conditionné et fin des souillures.
- Mahāyāna : réflexion sur vacuité et non-dualité du saṃsāra et du nirvāṇa.
- Vajrayāna : voies tantriques inscrites dans le cadre mahāyāna.
Pour aller plus loin
- Ce que le Bouddha a enseigné — Walpola Rahula
- Le traité du milieu — Nāgārjuna, avec commentaire