Définition
Une stabilité intérieure qui permet de rencontrer plaisirs, difficultés et incertitudes sans être emporté par chaque réaction.
L’équanimité n’éteint pas les émotions. Elle évite qu’une émotion momentanée décide seule de la conduite et permet de garder de la compassion au milieu de situations complexes.
À retenir
- Accueillir sans s’agripper
- Distinguer stabilité et indifférence
- Rester sensible à l’injustice
- Revenir à une réponse choisie
Origine du mot et contexte
Le français vient du latin aequanimitas, « égalité d’âme ». Le bouddhisme parle notamment d’upekkhā, tandis que le yoga emploie des notions proches d’égalité face aux opposés.
Pourquoi est-elle importante ?
Des pratiques d’attention et de réévaluation peuvent soutenir la régulation émotionnelle. Cela n’établit pas un état permanent d’imperturbabilité et ne remplace pas un soin lorsque la détresse devient envahissante.
- Accueillir sans s’agripper
- Distinguer stabilité et indifférence
- Rester sensible à l’injustice
- Revenir à une réponse choisie
Comment l’explorer ou la pratiquer ?
- Nommer une émotion avant d’agir
- Observer une sensation agréable puis son changement
- Respirer avant une réponse difficile
- Élargir l’attention au contexte entier
Idées reçues et points de vigilance
- Le détachement apparent peut masquer une dissociation.
- L’équanimité ne justifie pas la passivité.
- Personne n’est calme en permanence.
Regards de différentes traditions
- Bouddhisme : upekkhā, l’une des quatre demeures sublimes.
- Yoga : égalité d’esprit dans l’action.
- Stoïcisme : liberté à l’égard des jugements impulsifs.
Pour aller plus loin
- Le Cœur des enseignements du Bouddha — Thich Nhat Hanh
- Pensées pour moi-même — Marc Aurèle