Définition
Dans plusieurs traditions hindoues, le soi profond ou principe de la personne, dont la nature et le rapport à l’absolu varient selon les écoles.
Pour l’Advaita, l’ātman est ultimement identique au brahman ; pour d’autres Vedānta, le soi demeure distinct ou dépendant de Dieu. Le bouddhisme critique l’idée d’un ātman permanent avec l’enseignement d’anattā.
À retenir
- Distinguer les écoles du Vedānta
- Éviter l’équivalence automatique avec âme ou ego
- Comparer avec anattā sans simplifier
- Séparer métaphysique et neuroscience
Origine du mot et contexte
Ātman est un ancien terme sanskrit lié au souffle et au soi. Les Upaniṣad l’emploient dans des spéculations sur ce qui demeure au-delà des identifications ordinaires.
Pourquoi est-elle importante ?
Ātman est une notion métaphysique, non un objet anatomique. Les recherches sur le sentiment de soi n’établissent pas l’existence ou l’inexistence de ce principe religieux.
- Distinguer les écoles du Vedānta
- Éviter l’équivalence automatique avec âme ou ego
- Comparer avec anattā sans simplifier
- Séparer métaphysique et neuroscience
Comment l’explorer ou la pratiquer ?
- Lire une Upaniṣad avec commentaire
- Identifier ce qui relève du rôle, de la mémoire et de la conscience
- Comparer Advaita et Dvaita
- Ne pas utiliser « vrai soi » pour disqualifier les émotions
Idées reçues et points de vigilance
- Les hindouismes ne partagent pas une seule doctrine du soi.
- L’ātman n’est pas le « moi supérieur » du marketing.
- Une expérience d’unité ne tranche pas le débat métaphysique.
Regards de différentes traditions
- Advaita : identité ultime de l’ātman et du brahman.
- Viśiṣṭādvaita : soi réel dépendant de l’absolu personnel.
- Bouddhisme : critique de tout soi permanent et indépendant.
Pour aller plus loin
- Les Upaniṣad — traduction commentée
- A Sourcebook in Indian Philosophy — Radhakrishnan et Moore