Définition
Le principe de ne pas nuire aux êtres vivants, interprété avec des exigences différentes dans le jaïnisme, l’hindouisme, le bouddhisme et les mouvements modernes.
Ahiṃsā ne se réduit pas à l’absence de conflit. Gandhi l’a associée à satyāgraha, résistance active fondée sur la vérité, dans un contexte politique précis.
À retenir
- Réduire le dommage concret
- Protéger sans humilier
- Examiner la violence structurelle
- Respecter la diversité des traditions
Origine du mot et contexte
Le sanskrit ahiṃsā associe le préfixe privatif a- et hiṃsā, « dommage, violence ». Le jaïnisme en fait un principe extrêmement exigeant ; d’autres traditions en proposent des applications différentes.
Pourquoi est-elle importante ?
La non-violence peut transformer les conflits et protéger des vies, mais son efficacité dépend des rapports de force. Elle ne doit pas devenir une injonction faite aux victimes de rester exposées.
- Réduire le dommage concret
- Protéger sans humilier
- Examiner la violence structurelle
- Respecter la diversité des traditions
Comment l’explorer ou la pratiquer ?
- Reformuler une critique sans attaque personnelle
- Réduire une consommation liée à une souffrance évitable
- Apprendre une méthode de désescalade
- Soutenir la mise en sécurité d’une victime
Idées reçues et points de vigilance
- La non-violence n’est pas la passivité.
- Elle ne doit pas empêcher la légitime protection.
- Les choix alimentaires ne résument pas toute l’éthique.
Regards de différentes traditions
- Jaïnisme : non-violence radicale envers les êtres vivants.
- Yoga : premier yama dans les Yoga Sūtra.
- Gandhisme : force politique de vérité et non-coopération.
Pour aller plus loin
- Autobiographie ou mes expériences de vérité — Gandhi
- The Jains — Paul Dundas